Théâtre

Lanceurs d'alerte

Thriller théâtral
Salle Radiguet
ven.
15
mars
20H30
sam.
16
mars
20H30
dim.
17
mars
17H00
ven.
22
mars
20H30
dim.
24
mars
17H00
ven.
29
mars
20H30
sam.
30
mars
17H00
dim.
31
mars
17H00
sam.
06
avril
20H30
plein tarif 18 €

abonné 14 €

jeune 8 €
  • présentation
  • autour du spectacle
  • enseignants
Création 2019

Est-il possible que le célèbre CALMATAN, réputé comme étant l’antidépresseur le moins nocif et le plus efficace sur le marché, ait provoqué la mort d’une jeune styliste, Cassandra ? La sœur jumelle de la victime prend conscience, grâce à une neurologue, que la mort de Cassandra est plus que suspecte et se lance dans un bras de fer contre le laboratoire. Le jeune et brillant directeur de la communication du laboratoire FRAMEDIC, qui n’a pas obtenu son poste par hasard, se retrouve en état de choc à la suite de l’interview télé de la jumelle de Cassandra. Ébranlé dans ses certitudes, il se met à fouiller dans les archives de son employeur et met la main sur un rapport confidentiel qui détaille les premiers essais cliniques sur la version "un" de ce médicament. Humour décalé, énigmes, suspense, menaces, informations fascinantes sur le monde de l’expérimentation scientifique sont les moteurs de ce thriller, qui surfe sur l’actualité au rythme d’un scénario de série américaine.


LE MOT DE LA DIRECTRICE...
Depuis quelques temps, j’avais un fort désir d’écrire une pièce sur un thème d’aujourd’hui. Le phénomène des lanceurs d’alerte est apparu avec la mondialisation qui, en rendant les frontières poreuses, donne un pouvoir incroyable aux grandes entreprises qui peuvent choisir les systèmes législatifs les plus souples en fonction de leurs intérêts. Grace à ces personnes qui, souvent au péril de leur vie et de leur emploi, nous préviennent contre les dangers, nous en savons plus sur les particules fines, les perturbateurs endocriniens, les désherbants, l’industrie agro-alimentaire, le sel nitrité, etc... et devenons sans doute de plus en plus paranoïaques, mais n’est-ce pas à juste titre ? J’ai voulu vous proposer un spectacle un peu décapant, un thriller plein d’interrogations et d’humour décalé, avec des personnages fictifs aussi bien attachants que troublants, emprunts d’autant de naïveté que de cynisme, défendant chacun un point de vue honorable ou pas. J’ai eu envie de m’interroger sur le fonctionnement de la recherche scientifique, les molécules, les essais clinique, la surveillance des processus de fabrication, les notices des médicaments, le système de santé... Il est évident que la recherche a permis d’allonger notre espérance de vie, de nous soulager de bien des maux et que les dérapages restent l’exception. J’ai entendu, un jour, une pharmacienne dire à un client que les médicaments sont des poisons et qu’on ne peut pas donner n’importe quoi à n’importe qui. Est-ce du théâtre documentaire ? Est-ce une vision artistique et décalée d’un monde très complexe ? C’est un spectacle qui a pour but de vous divertir et de vous armer au passage et en toute modestie de quelques clefs sans prétendre détenir une quelconque vérité. J’ai eu la chance de proposer les rôles à des comédiens talentueux et charismatiques. Zoon Besse est à la fois chanteur et comédien. Vous l’avez découvert à Saint-Maur dans “Gainsbourg, moi non plus”, “Nuit”, “L’histoire vraie d’un punk converti à Trenet”. Benjamin Penamaria était récemment Don José dans “Carmen flamenco”. Il joue dans “Le porteur d’histoire” d’Alexis Michalik, “Les Cavaliers” de Kessel/Eric Bouvron et, pour l’anecdote, c’est la voix française de John Snow dans “Game of Throne”. Marie Broche était époustouflante dans “George Dandin” que j’ai eu la chance de mettre en scène et dans “Petit crimes conjugaux” d’Eric-Emmanuel Schmitt et vous avez vu Olivia Demorge dans presque toutes mes pièces.
Durée 1h30

Écriture et mise en scène Florence Camoin
Scénographie Luca Jimenez
Lumières Anne Gayan
Avec Benjamin Penamaria , Zoon Besse , Marie Broche , Olivia Demorge

 
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